Situé sur une petite éminence qui domine la plaine de France, le Château dÉcouen constitue un des chefs-duvre de la Renaissance française au même titre que Chambord, Chenauceau et bien dautres châteaux des bords de Loire.
Nous devons le château actuel au connétable Anne de Montmorency, proche compagnon des rois François Ier et Henri II, et le plus riche propriétaire terrien de son époque, qui entreprend de rebâtir la forteresse de ses ancêtres à partir de la fin des années 1530.
Le château d’Écouen allait traverser les siècles.
Les descendants du connétable gardent le château jusqu’en 1632. À cette date le petit-fils du connétable, Henri II de Montmorency, eut la tête tranchée sur ordre de Richelieu, et Louis XIII confisqua le château, puis en fit don à Charlotte d’Angoulême, la sœur du Duc exécuté.
En 1696 le château passa par voie d’héritage à Henri-Jules de Bourbon, le fils du Grand Condé, et resta en la possession de cette famille jusqu’à la Révolution.
En 1793 l’inventaire du contenu du château fut dressé et certains objets furent transportés à Versailles puis vendus ou fondus. Le château lui-même fut sauvé par l’intervention de l’abbé Grégoire à la Convention. Il servit alors à divers usages : lieu de réunion pour un club patriotique, puis prison militaire et enfin hôpital.
En 1805, l’empereur Napoléon Ier y créa la première ‘maison d’éducation‘pour filles des membres de la Légion d’Honneur.
À la restauration, le château fut restitué aux Condé, puis la
monarchie de juillet le rendit à la Lé
gion d’Honneur.
En 1850, Louis-Napoléon Bonaparte, le Prince-Président, y réinstalla les jeunes filles. Elles y restèrent jusqu’en 1962, date à laquelle le grand Chancelier de la Légion d’Honneur mit le château et son parc à la disposition du Ministère des Affaires Culturelles.
En mai 1969, André Malraux, Ministre de la Culture, enchanté par le Château et les merveilles qu’il cachait, décida d’y créer le Musée National de la Renaissance, qui ouvrit ses portes en 1977.
Les fêtes de juin 1997, ont célébré le 20è anniversaire du Musée national de la Renaissance.