La colline d’Ecouen est une butte témoin d’environ 130 mètres dominant la Plaine de France.
Placée entre le synclinal de Saint-Denis et l’anticlinal du pays de Bray, elle se prolonge au Sud-Est la butte de Montmorency dont elle est séparée par la vallée du Petit-Rosne.
Ecouen est le berceau de la célèbre famille des
Bouchard de Montmorency, qui devait y posséder un donjon dès les
premiers siècles de notre ère.
En 632 le roi Dagobert a fait présent de la terre et seigneurie
d’Ecouen à la basilique de Saint-Denis. Ce village offert se
nomme alors : Iticiniscoam. Il réunissait l’actuel Ecouen et
Ezanville. ‘Iticin’ se traduit en latin par
‘ville’, ce qui a donné Ezanville.
‘Iticiniscoam’ s’est contracté en
‘Iscoam’, ce qui a donné Ecouen.
À Ecouen, la renaissance est associée au Connétable Anne de
Montmorency (1493-1567), proche du futur François Ier, dont il
reçut plus tard plusieurs prébendes. François Ier fit raser la
forteresse médiévale pour y construire à partir de 1540 l’un
des plus beaux châteaux français de l’époque d’Henri
II.
Entre 1536 et 1544, l’Eglise Saint-Acceul fut reconstruite
dans le style gothique prédominant pour les établissements
religieux ; elle possède des vitraux remarquables.
L’architecture renaissance est visible au niveau du clocher,
qui aurait été édifié en 1560 par l’architecte Jean Bullant
(1520-1578), venu dessiner les décors du futur château.
Légèrement endommagé sous la révolution, le Palais d’Anne de
Montmorency est sauvé par l’installation après 1805
d’une des Maisons d’éducation de la Légion
d’Honneur.
Napoléon Bonarparte soucieux de l’éducation des filles
d’officiers, choisit d’installer à Ecouen la
‘maison d’éducation’ des filles de la Légion
d’Honneur, qui y demeura jusqu’en 1962.
Cependant, au XIXè siècle, l’absence de gare freine le
développement économique d’Ecouen.
La cité attire tout de même un groupe de peintres
néo-impressionnistes envoûtés par le charme de la campagne (la
municipalité possède encore quelques toiles). Le centre-ville a un
certain charme balzacien avec ses ruelles, ses jardins cachés et
ses cours intérieures.
En mai 1969 la Maison
d’éducation est transformée en Musée National de la
Renaissance par André Malraux, et à partir de 1977 une gestion plus
dynamique de la municipalité s’opère. Grâce au développement
démographique de la région parisienne, Ecouen connaît une
croissance forte mais maîtrisée au cours des années 70 - 80 : la
population a augmenté d’un tiers depuis 1990, dépassant
actuellement les 7200 habitants.
De son histoire, la commune a hérité d’un château digne de
ceux du Val de Loire, d’une Grange à Dîmes, de l’Eglise
Saint-Acceul du XVIè, sans compter une école de peinture du XIXè
siècle, qui constituent un patrimoine d’une très grande
richesse.